Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Du cadre statutaire a la concertation a large échelle de l'élite congolaise

Du cadre statutaire des juristes à la concertation à large échelle de l'élite

congolaise ?

Jean-Pierre Luhata

 0.Une idée par rapport au projet du club des juristes congolais

Du double décret municipal de la ville de Lubumbashi(Rdc), je me permettrai un dérapage qui invite à mettre le doigt sur la ruse, loin des naives allusions constructivistes alors que qu'en réalité, l'on risque de se surprendre. A moins de nous rassurer sur la déterminante volonté de maintien du Katanga dans un Congo uni. Les faits délibérés de violations de la loi suprême et les contradictions explicites invitent encore à penser. Je survole ce problème d'actualité pour m'étendre sur certains aspects que suggère la dernière réplique de jeune avocat à moi, jusqu'aux brèves analyses sur le besoin d'une liaison des élites congolaises pour répondre à plusieurs défits que lancent ses quotidiennes débacles. Le but ne décrira pas le projet lui-même, le cas des juristes pourrait servir de matrice, mais il s'appliquera à nourrir l'intelligence de nos réalités, sous une lecture critique.
L'on doit se recommander une extrême prudence devant les intentions profondes de la législation municipale katangaise au moment ou les contradictions accompagnent ce double décret, dans ce sens que, pas plus qu'hier, les émissions télédiffusées niaient jusqu'à leur existence publiquement à Lubumbashi. Finalement,l'on ne sait plus à quoi croire, peut-être que l'autorité municipale joue à la confusion pour berner le peuple, gardant la perspective d'attendre les bons moments; autant, pourrait-on y lire des ambitions non encore précisées qui murissent encore ? Je m'en garde de forcer l'interprétation, sous peine de créer une fausse alerte, mais, une vigilance reste requise, conscient qu'en Afrique noire, la rue semble livrer les nouvelles plus objectivement crédibles que n'en feraient les stations officielles. Ce qui inquiète au sujet de cette controversée norme municipale, semble encore son audace démésurée à marcher sur les plate-bandes de la juridiction supérieure, au nom des allégations d'une renaissance katangaise, sans entrevoir les intentions cryptiques qu'elle implique. Je m'inquiète que le recours aux tribunaux ne heurte un sérieux acharnement du Katanga à rompre avec le gouvernement central ou au refus de s'incliner à l'aval juridique de celui-ci ! Dans pareille éventualité, à quel arbitrage devra recourir la fraction du peuple, dite étrangère, soumise à sa juridiction ? Autant de questions ouvertes !!1)L'éveil sur les signes du temps autour du double décret de la Mairie de L'shi
 2.Au-delà du fait juridique: la mission des juristes congolais en cause

L'on sait aussi que l'ossature juridique de cette loi, est d'émanation juridique improvisée par les juristes professionnels de ce métier, affectés à l'shi. Ceux-ci, pour des raisons de survie, ne peuvent que donner une impressionnante prestation médiocre, même à contre-coeur. Me S.Otshudiema suggère par rapport à ce constat déplorable, la nécessité de créer une liaison consultative entre les autorités du pays et les juristes congolais de l'étranger, car ceux-ci disposent d'une large marge de manoeuvre, dans la perspective d'élaborer de solides projets d'ordre juridique. Je dirai inversément que, si ce projet mettait en liaison compétitive deux ailes des professionnels, sur base de leurs lieux de résidance, il pourrait susciter de violentes critiques stipulant l'arrogance des membres de l'aile domiciliée à l'étranger.Ce qui pourrait en compromettre tragiquement le devenir, pourtant louable. Les juristes au Congo, verraient en celui-ci (projet) rien qu'un ôte-toi que je me mette, une lente orchestration de leur mise en chômage, tel un visage de dissonance pour leur entendement. Pourtant, ce dialogue interjudique(entre juristes)stablement organisé, ne manquerait pas de pertinence si cette initiative recevait le consentement interactif de leurs collègues au pays et à l'étranger. Il faudrait bannir dès le départ toute éventuelle présomption d'une aile sur une autre, sous peine de disperser la dynamique énergisante de cet organe potentiel, s'il s'identifie indicativement sous forme concertative, comme: union des Juristes congolais, sans frontières. Ce qui n'est pas à confondre avec l'ordre national qui, lui, reste structuré dépendemment de l'Etat, alors que ce dernier organe en gestation serait sa variante, unissant les juristes congolais d'ailleurs et ceux du pays; de même, d'autres spécialités, telles que la Médecine, Ingénierie, Administration, Commericalistes pourraient quant à elles, se concerter pareillement dans le but d'établir des échanges fructueux en mesure de revitaliser l'appareil de l'Etat d'origine. Cela rendrait des services énormes à la Nation dans l'éventualité de pressante nécessité en différentes matières, outre le droit. Tel front éviterait de museler l'aile nationale autant il absorberait des tensions inutiles entre les composantes du même ordre, voué à la même cause, à savoir le besoin de promouvoir les faits juridique ou entre autres, la promotion des libertés(indivuelles et sociétales)dans nos espaces nationaux. Probablement, ce projet ne pourrait réussir si les juristes soumettaient sa réalisation aux seules mains des autortiés du pays, devant l'évidence de leur inclination à mettre en sourdine les dossiers importants, quand ceux-ci ne font pas leur affaire.. 

3.Au-delà des juristes, la classe élitaire congolaise en général

Si l'on convient unanimement que cette structure sociale a manqué son coup, c'est en raison de la submersion son offensive tout inféodée aux pouvoir de l'argent, cette critique persiste à demeurer intacte, au regard du caractère informel d'un certain nombre de ses épopées soldées par une incapacité à assumer sa personnalité intellectuelle aux endroits attendus. Sa consistance au retrait, sa légèreté morale traduite par ses tendances à mener une vie facile, remontent entre autre, aux raisons qui font que le Congo ne représente sur la balance internationale qu'un minimal poids insignifiant; son attraction territoriale vaut plus que l'attention qu'on porterait sur son peuple. En gros, cela confirme la démission de cette classe élitaire tant décriée, oeuvrant plus, tel un génie en herbe, en faveur du statuquo et des tragédies qu'elle ne s'investisse à servir son peuple et ainsi à redorer ses blasons ternies. Cette démarcation suppose s'appliquer résolument à réhabiliter l'image de la Nation. Plus qu'une critique, cette élucidation s'affirmerait devant l'inversion de la présence croissante de cette élite, rien que de par un arrivage des récipiendaires chaque année, avec l'intégrale dépravation des réalités du pays; l'Occident, souvent accusé solitairement de faire la source principale de nos malheurs, n'affranchirait pas notre part de sauvagerie sommeillant en nous (excusez !)dans les limites de notre sphère d'influence. Il échouerait, par contre, s'il trouve une poignée d'hommes qui lui résiste,(pas au tardif sens optatique que lui réserve le Pr Ka-Mana). Le Réalisme politique rencontre un terrain fertile quand cette structure élitaire lui sert de relai. L'on devra revoir la judicieuse utilisation des nos compétences sous peine de perpétuer le portrait négatif du roi nègre, que l'Occident aime exploiter, certes,pour ses fins. Dans cet exercice de toute céllule parcellaire du pouvoir, je reprends volontiers la norme populaire qui tiendrait lieu d'impératif catégorique, proche de l'éthique transcendantale d'E.Kant: Ne fais pas à l'autre ce que tu ne veux pas qu'on te fasse. Si ce principe n'est pas pris en compte dans les rapports sociaux d'un environnement qui préconise revoir à nouveaux frais les turbulences prévalentes,les pouvoirs et prestiges respectifs que procure le savoir avec leur utilitarisme fonctionaliste, sombreraient dans l'insignifiance,telle une force aveugle qui se déploie dans tout le sens comme une contreperformance dépourvue de cible objectivement traquée. A moins d'ériger ses convictions en norme référentielle de toute chose, tel, un genre de paramètre ou une balance de certitude.

D'autre part, un certain intérêt naît de la nécessité d'établir un corps organique dans les fins d'assurer la relève de la jeunesse, l'intégrant dans l'édification du devenir sociétal. L'intention est noble, mais elle devra imposer une rupture radicale dans les manières des adultes qui, pour reproduire les privilèges dont ils sont bénéficiaires, n'hésitent pas à s'approprier et le pouvoir, l'avoir et le verbe décisionnel(la parole). Telle concentration de tous les attributs du bonheur entre les mains de l'élite, revient à questionner sur le type de modernité qu'envisage l'élite africaine, si elle se tourne le dos à sa tradition de palabre, d'une part, autant elle ne flirte avec les exigences de la culture occidentale, dont elle ne retient que l'aspect dictatorial !

4.En marge du propos initial: de l'éthique africaine solidaire ?

Je ne fais pas une récension, mais un bref commentaire sur le virage du Pr Ka-Mana, en cette matière sur les aspects qui me paraissent importants. Je lui reconnais son droit à la conversion épistémologique, mais je voudrais soulever deux types de personalité que je découvre en cet auteur, dont j'admire l'ardeur intellectuelle depuis des années. En effet, au moment de terminer ces lignes, j'aperçois son texte,sur la ligne d'actualité, qui livre ses commentaires sur le destin africain perçu, à la lumière des sommets annuels de G8.Il s'avère que dans l'ensemble, son texte recoupe certaines idées rencontrées dans ce message. Le Pasteur Ka-Mana, détracte la civilisation de l'absurdité en vigueur en Occident qui, pour le moment, à son avis, ne mérite plus de constituer une référence crédible en raison de sa structure monadique, insensible aux cris plaintifs de l'altérité africaine. L'auteur propose de rompre avec les vieilles habitudes tout pour libérer dans l'Africain l'espérance sans laquelle, la vie serait réduite sous une platitude dénuée, de sens. Ce qui rappelle un des récents ouvrages de R.Pietrella, intitulé:Le droit de rêver, confisqué par la phagocytose de la culture néo-libérale de l'Occident.Dans le même sens, Pietrella évoque l'inépuisable possibilité logique repérable dans d'autres civilisations, qui ne sauraient être réductibles à l'actuelle aridité de l'Occident mondialisé. Ka-Mana plaidera pour l'optique de la résistance dans cet effort libérateur de la dynamique de l'espérance. D'ou, il propose, à la suite de plusieurs des ses aînés dont il détractait les positions, une alternative, un peu identifiable dans les sillages de l'altermondialisation, mais il exhorte activement l'Afrique à refaire un autre choix civilisationel, je suspçone, fondé sur son humanisme solidaire, ce qu'il désigne par l'éthique de solidarité, qui servira de matrice aux structures économiques, sociales, politiques etc. Ce penseur revient sur ces positions qui passaient au peigne fin, le poids inflexionnel de modèles africains de société axés sur la métaphysique et ses avatars de croyances invisibles comme obstacle dans la capacité de la culture africaine à innover. On voit que Ka-Mana ne peut raisonner sans miser sur la variable occidentale, dont la culture aura de la prise sur le réel(le concret)que ne l'a fait l'autre(africaine). Il vient d'opérer un revirement à 190 dégrés pour un choix d'identité collective. Par rapport à volte face, les psychanalistes parleraient du retour d'un refoulé. Ces deux textes signalent le revirement kamanien qui, gardant le droit d'évoluer sa pensée, parlait autrefois d'Afrique, à travers de grilles tributaires de la logique ethnologique. Conscient ramener cette dérive sur les motifs identifiés par cette optique ethnologique, à savoir: les croyances ancestrales et la charge familiale. Mon bref commentaire suivra la critique que lui adresse JM Ela; on peut lire ce que je peux qualifier de jeune Ka-Mana,cette pensée cinglante:

" Le fait d'être à la dérive ne vient pas seulement de la ruine subite devant

L'Occident ces quatre siècles, mais surtout des options metaphysiques et

sociales inopérantes qui nous ont amenés à construire des societés marquées

par l'invisible, en oubliant la nécessité de s'adapter au visible pour pouvoir répondre

aux défis constants de l'histoire. Le fait d'avoir opté pour un type de société basée

sur le sens illimité du communitaire et du collectif, articulé sur la quête constance

d'harmonie pacifiante, dans un esprit de conformation à une tradition dont les références

fonctionnent comme un absolu immuable. Cela a eu comme conséquence de briser en

nous toute capacité de développer un esprit de novation et d'intervention sur la réalité[...]

Nous avons construit une culture portée par le culte de la vie et de la fécondité vitale[...]

Ces bases[...] se sont révélées incapables de répondre au défi du surgissement de l'Occident

Contemporain sur la trajectoire de notre destinée".

JM Ela réagit à ce qu'il taxe de bévues chez Ka-Mana, avec un peu d'exagération à cause probablement de l'extrémité des positions ultrarationnelles de Ka-Mana aussi :

"Pour tenir de tels propos, il faut avoir faim, dans les conditions graves ou

à force de prédation et de pillage, le régime de Mobutu a contraint de

nombreux intellectuels à la clochardisation. Dans ces conditions, afin de

survivre, tout est permis, y compris la trahison des clercs et leur prostitution

par un système qui les "capture" en leur distribuant des miettes qui tombent

de la table du maître. Pourquoi hésiter à reprendre ce que n'ont cessé de

répéter les penseurs d'Occident depuis Hegel si," pour un temps de crise ",

le théologien lui-même doit vivre de mendicité en resistant à toute séduction

de la pensée libre et critique afin de se tourner vers les généraux "bienfaiteurs"

du Nord qui, depuis la mort du tiers-mondisme, n'aiment plus relire les analyses

qui remettent en cause les mécanismes d'exploitation, le soutien aux dictatures

sanglantes et réveillent les "sanglots de l'homme blanc" "(JM Ela, Innovations sociales et renaissance de l'Afrique Noire," Les défis du monde d'en bas", Paris,L'Harmattan, 1998,pp.83-84.Citation tirée du livre de Ka-Mana,Théologie africaine en temps de crise, Paris, L'Harmattan,1993, p.122).Ce n'est plus les choix d'une métaphysique de l'invisible et le poids de la famille, qui écrase-nt l'africain dans son chemin de prospérité, qui transige par le saut dans la rationalité subjective d'inspiration cartésienne. JM Ela semble ignorer l'agir moral de Ka-Mana, même s'il en fait le portrait sur base de propres écrits de celui-ci, lui-même. Je vois mal comment Ka-Mana, chassé de Bangui à cause des sermons incendiaires à l'égard du pouvoir en place, écrirait aux seuls fins de séduire les donnateurs occidentaux, sans une motivation fondée sur un arrière-fond prophétique...Cependant, la critique des sources de Ka-Mana reste fondamentalement vraie. Il est établi que ces sources ne sont autres que la pensée ethnologique autant qu'elles ont eu l'emprise sur ses maîtres qui, ayant puisé à la même source, auront perpétué la vue abberante de l'Afrique. On sait les visées ethnologiques consistant à déformer l'image d'Afrique pour justifier les missions oppressives sur le présumé, peuplade noire, péremptoirement réduite en espèce sauvage, sans civilisation. La citation de Ka-Mana reprend tributairement le sous-titre de la thèse de P.Elungu, voire les idées d'autres maîtres dont: Eboussi, Towa, Hountonji...On peut se réjouir de ce que Ka-Mana n'exhorte plus à assumer les conditions de nos défaites en vue d'embrasser, à corps perdu, les paradigmes occidentaux perçus comme préalables et horizon salutaires à la fois; mais il invite à résister aux sévices et vexations de l'Occident. Toutefois, à mon sens, l'auteur devra retenir que la résistance,qu'il ramène au niveau optatique, n'est pas un choix, certes qu'il y en a qui choisissent la passivité pour vivre leur paix de cimétière, mais elle devrait s'inscrire essentiellement au coeur de l'identité de l'agir africain. Car, nul ne choisirait de s'asservir, sans se renier comme être de liberté. En outre, il faut avouer que l'Occident ne conjugue pas seul cette absurdité, car si l'on embarque dans cette logique, l'on majorerait l'accoustique de l'absurdité,il faut en prendre distance(contre nos compromissions souvent tragiques). On n'a pas besoin d'épouser la médiocre historicité de l'Occident. Or, nos élites jouent au pas de cette absurdité au point de répandre sa fureur cacophonique jusqu'au désenchantement total(le cas de Ka-Mana).Elles(Elites)aiment d'abord faire le Bulamatadi avant de saisir tardivement leur mission de servir leur peuple, si jamais elles comprendront ! Les Alioune Diop, C.A.Diop, P.E.Mveng, P.M.Hebga...de l'outre-tombe, peuvent se réjouir de l'éveil de Ka-Mana pour les valeurs négro-africaines.Au moment ou la civilisation ocidentale semble annoncer ses signes d'essouflement, il s'avère utile d'envisager les alternatives d'autres cultures, dont le cas de l'éthique de la Solidarité négro-africaine. Ici, les principes qui doivent guider cette éthique paraissent cumulativement mis sur le dos de l'identité collective. Le danger serait de procéder à l'aternance, sans alternative réelle, car la communautarité pourrait, à son tour, écraser de son poids l'individualité, sans atteindre l'idéal escompté. C'est ainsi que je n'estime pas que cette inversion des données, repliant l'anthropologie à l'autorité communautariste, innove de facto, mais plutôt cette capacité à assurer les espaces libertaires tantôt entant qu'individualité, tantôt entant figure collectivité, qui soit susceptible de garantir une culture d'alternative. Une souplesse à harmoniser les deux paliers du déterminisme de l'agir humain: allier harmonieusement,desfois, conflictuellement, l'individualité avec la collectivité,sans contrainte inhérente ni préséance sectorielle(aucun empiétement)qui oeuvre à la dynamique de la prospérité sans entrave. Ce n'est ni la subjectivité occidentale(Je de l'Occident)ni le collectivisme,dit africain(le Nous des Tshiamalenga(Bo-biso africain) et adeptes)qui inspireraient cette éthique solidaire. Pour le rappeler,voici la synthèse du propos du primat de l'être collectif sur celui subjectif dans la pensée de celui-ci:

"PENSIERO
Riferendosi alle tradizioni africane Ntumba ha sviluppato una filosofia

basata sulla categoria del "Noi". La concezione di se stessi come membri

integrali di un insieme sociale, di una collettività che tutela e condivide

tutta l'esistenza dell'uomo è il presupposto necessario per ogni ulterior

percezione umana. Ntumba ha così proposto un'alternativa alla tradizione

cartesiana che vede nella percezione infallibile dell'Io puro e isolato

il fundamentum inconcussum di ogni visione naturale e sociale.
Con la sua riflessione ha opposto alla soggettività del pensiero europeo

la collettività della tradizione africana. In seguito si è interessato

particolarmente alle conseguenze sul piano dell'etica e della prassi

di questi due differenti approcci(2).

Une spontanée traduction de ces phrases italiennes:

«LA PENSEE

Se référant aux traditions africaines, Ntumba(Tshiamalenga) a développé

une philosophie fondée sur la catégorie de «Nous». La conception d'eux-

mêmes comme membres entiers d'une même structure sociale, d'une collectivité

qui met en tutelle et partage toute l'existence de l'homme, présupposé indispensable

pour toute ulterieure perception humaine. (Ntumba) L'auteur a ainsi proposé une

alternative à la tradition cartesienne qui voit dans la perception infallible de Je

pure et isolé comme substrat inditionnel(?)de chaque vision naturelle et sociale.

Sa refléxion a opposé à la subjectivité de la pensée européenne, la collectivité

de la tradition africaine. Ensuite, il s'est intéressé en particulier aux conséquences

sur le plan de l'éthique et de la praxis de ces deux différentes approches».

Cette approche se veut plutôt une alternance de négation mutuelle entre le Nous et le Je, ne pourrait s'établir en instance restauratrice de l'éthique solidaire,dès lors qu'un pôle en verrait à sacrifier l'autre sous son poids,mais la mise en relief de leur dynamique irait de leur judicieuse conjonction,sans exclusion réciproque noyant chacune de ces polarités. L'absence d'approfondissement théorique donnerait aux pourfendeurs de la culture noire d'autres arguments qui en accentueraient sa sombre perception, droitement inscrite dans la ligne dictatoriale. Ces principes sont moins clairement perçus chez Ka-Mana, de qui on attendrait d'autres élucidations dans ce sens. Du dialogue interjuridique aux problèmes d'identiés africaines, l'élite devra affirmer sa présence, non seulement sous une variable quantitative, mais émerger sa prestation qualitative en vue de restaurer la liaison de sa destinée unitaire avec son peuple et ainsi surplomber cette distance méfiante qui les isole mutuellement.

Jean-Pierre Luhata.

10 juillet 2008

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article